La Nouvelle-Zélande est bien la meilleure équipe du monde

La Nouvelle-Zélande a remporté la finale de la coupe du monde face à l’Australie (34-17). Les All Blacks deviennent les premiers à réussir le doublé après leur titre de 2011.

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Incroyable ! Présentée comme la finale de rêve de ce mondial, ce match a tenu toutes ses promesses. La Nouvelle-Zélande écrit un peu plus sa légende en étant la première équipe à conserver son titre de champion du monde. Presque invaincus pendant les quatre dernières années (92% de victoire), les All Blacks le sont restés dans cette compétition. Un titre qui ne souffre d’aucune contestation tant cette équipe a dominé la planète rugby. Complète du 1 au 15, cette équipe de Nouvelle-Zélande est peut-être la meilleure de tous les temps.

 

Le premier acte a été une démonstration de puissance des All Blacks. Bien que n’ayant trouvé la faille qu’en fin de mi-temps par Milner-Skudder (39e), ils ont nettement dominé leurs adversaires, 79% de possession, 17 défenseurs battus (contre 2). Il n’y a pas eu match. Dépassés dans les rucks et contraints de défendre, les Wallabies n’ont inscrit que 3 points à la suite de deux erreurs néo-zélandaise. Au retour des vestiaires, l’entrée de Sonny Bill Williams n’a pas changé la donne dans un premier temps. Si les All Blacks n’ont pas pu déployer leur jeu après contact, le centre SBW a fait preuve de ses qualités dans ce domaine avant que Nonu s’envole marquer son essai. Avec un deuxième essai inscrit et 18 points d’avance, rien ne semble perturber le rouleau compresseur All Black.

 

Un carton jaune qui relance les Wallabies

Ben Smith, coupable d’un plaquage cathédrale, est sanctionné d’un carton jaune par Nigel Owens. En supériorité numérique, l’Australie reprend confiance et l’ascendant sur son adversaire. Le faible taux d’arrêt de jeu contraint l’arrière néo-zélandais a resté 13 minutes sur la touche. Le temps nécessaire aux Wallabies pour relancer le suspense de ce match en inscrivant 14 points. La troisième ligne Fardy-Pocock-Hooper a une fois de plus relancé son équipe en été omniprésent dans les rucks. Un retour inespéré avant la mi-temps qui fit basculé ce match dans l’anthologie. C’est dans ces moments là que les héros surgissent. Celui de ce soir n’est pas du côté australien mais bien des All Blacks : Dan Carter.

 

L’ombre de Wilkinson99

Le meilleur réalisateur de l’histoire du rugby a fait basculer le match du côté des siens. Crucifiée par un drop de Jonny Wilkinson en 2003, l’Australie a vu l’ombre de l’Anglais au moment de l’inspiration de Dan Carter, en course pour être le meilleur joueur du monde. L’ouvreur néo-zélandais a claqué un drop de 40m sans réelle préparation pour enrayer le retour des Wallabies (70e). En défense, les All Blacks ont tiré les barbelés résistant aux nombreuses attaques australiennes. Obligée de multiplier les temps de jeu, l’Australie s’est faite contrer par Beauden Barret parachevant le succès néo-zélandais.

 

L’Australie ne réalisera pas le triplé britannique. La faute peut-être à sa victoire lors du Rugby Championship, le vainqueur de la compétition de l’hémisphère sud n’a jamais gagné la coupe du monde la même année. Les All Black ont donc réalisé l’exploit de conserver leur titre de champion du monde. Il faut remonter à 2007 pour trouver trace d’une défaite néo-zélandaise en coupe du monde (contre la France). Reconnue comme la meilleure équipe du monde depuis toujours, elle l’est désormais au palmarès. Les All Blacks sont au sommet du rugby mondial.

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