Les clés ouvrant la porte de la demi-finale

La France a la lourde tâche d’affronter la Nouvelle-Zélande en quart de finale. Presque invincibles, les All Blacks n’ont connu le goût amer de la défaite que 3 fois depuis 2011. La dernière date du mois d’août de quoi laisser rêver les français.

hakablacks

La Nouvelle-Zélande est la meilleure nation au monde et pourtant elle n’a remporté que deux fois la coupe. Presque une anomalie, tant les All Blacks perdent peu (77% de victoires). Seulement six défaites en coupe du monde mais à chaque fois dans la phase éliminatoire brisant ainsi leur rêve de sacre. Dans la lignée de leur titre acquis en 2011, ils n’ont perdu que 3 fois pour 51 victoires. Des chiffres affolants et cela montre qu’un exploit n’est peut-être pas suffisant à faire tomber les Néo-zélandais.  C’est donc avec peu de certitudes et à la recherche d’un miracle que le XV de France s’avance pour ce quart de finale.

 

Un match défensif

Pour faire tomber cette équipe de Nouvelle-Zélande, il faut contrer son armada offensive sans se lancer dans un duel d’attaque. B. Smith, Milner-Skudder et Savea cumulent à eux trois 11 essais soit un de moins que l’équipe de France réunie. L’Australie a réussie à maintenir son adversaire sous la barre des 20 points. L’objectif est donc de se rapprocher de la victoire de 2007 (20-18) plutôt que celle de 1999 (43-31). Une bonne nouvelle, c’est celle de Cardiff en quart de finale. Pour cela l’entrée de Bernard Le Roux dans le XV de départ est déterminante. Le Racingman affiche un taux de plaquages réussis de 95% et formera une paire très défensive avec le capitaine Dusautoir. La défaite irlandaise des Bleus montre qu’il ne suffit pas de défendre. Un match défensif ne signifie pas passer son temps à défendre. Comme le dit Wesley Fofana sur Eurosport, «si tu les laisses jouer, t’es mort.»

 

Limiter les contres

Le trio de la fougère argentée est redoutable en contre, deux sont présents dans le top 6 des joueurs ayant parcouru le plus de mètres, l’arrière Smith et Milner Skudder. Savea n’apparaît qu’à la 16e place juste devant Brice Dulin mais domine ses coéquipiers au nombre d’essais inscrits. Leurs contre-attaques font des ravages, il faudra donc limiter ce nombre. Le jeu au pied devra être utilisé à bon escient. Deux opportunités s’offrent aux Français. La première, un jeu de coup de pied long dans le dos des ailiers pour faire remonter tout le bloc et empêcher les Blacks de prendre de la vitesse. La deuxième, viser les tribunes. En effet, les All Blacks aiment jouer rapidement les touches pour enflammer la partie et ne laisser aucun repos à son adversaire. Pour ne pas se faire submerger par la marée noire, limiter les contres est primordial.

 

Tenir la distance

Bousculée dans son premier match contre l’Argentine, la Nouvelle-Zélande a fait la différence dans les 25 dernières minutes. Notamment l’entrée en jeu de Sonny Bill Williams donne un second souffle à l’équipe. Une deuxième accélération souvent fatale qui anéantit les espoirs adverses. Dans cette coupe du monde, les All Blacks ont inscrit 11 de leur 25 essais dans les 25 dernières minutes (44%). L’energizer Yannick Nyanga sortira du banc dans le but d’apporter sa fougue alors que Matthieu Bastareaud amènera sa puissance. Pour les deux victoires françaises en coupe du monde, les Bleus étaient menés à la mi-temps (de 7 et 10 points). Après avoir contrôlé en première mi-temps, il faudra sûrement injecter de la folie au match. Si le French Flair semble plus d’actualité, le second souffle pourra être amené par un Sud-Africain revanchard Rory Kockott.

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